Sereine en apparence, mais la tête pleine de pensées. Par délicatesse, elle retarde ses élans et tente de tout définir seule… avant de comprendre qu’une phrase sincère peut suffire.
Minseo
La personne qui attire Jiwoo
Chaleureux(se) et léger(ère), sans précipiter les étiquettes. Il/elle avance doucement, à l’écoute, et trouve malgré le quotidien chargé une façon simple de dire “je pense à toi”.
La ville de nuit
Décor symbolique qui reflète leurs émotions
Néons doux, bus presque vides, jardin sur les toits… Des lieux calmes qui laissent l’âme souffler. La ville devient un troisième personnage, révélant à la fois la distance et la tendresse.
Sur le chemin du retour, Jiwoo marche seule dans la ville nocturne. Son téléphone chauffe dans sa poche tant elle le serre, elle ouvre la conversation… puis la referme.
Elle tape « Tu as bien tenu aujourd’hui », puis efface.
Mettre un nom sur “nous”, la première… ça l’effraie sans raison.
Scène 2
Sous la lumière de l’épicerie de nuit
Une petite phrase qui s’accroche
Jiwoo a croisé Minseo pour la première fois devant l’épicerie de nuit, après des heures sup’.
« Tu travailles encore à cette heure-là ? » a soufflé Minseo. Une phrase simple, restée accrochée.
Depuis, les mêmes rues semblaient moins vides.
Scène 3
Une petite vague à chaque notification
Léger en surface, sincère au fond
Après ce soir-là, Minseo écrivait parfois en premier.
« Encore des heures sup’ ? Ne te fatigue pas trop. »
Même un emoji taquin faisait naître une petite vague dans le cœur de Jiwoo.
Ça avait l’air léger… mais c’était plein d’attention.
Scène 4
Deux petits ronds sur l’agenda
Garder une place malgré le rythme
« Tu es libre samedi ? »
Jiwoo envoie enfin le message. Minseo répond, désolé(e), avec une capture d’écran d’un agenda bondé.
Leurs calendriers débordent de couleurs… mais entre les lignes, ils protègent quelques petits ronds vides, rien que pour l’autre.
Scène 5
Jardin sur le toit, entre “moi” et “nous”
Là où les pensées s’amplifient
À midi, Jiwoo monte au jardin sur le toit. Entre les petites lumières et les pots de fleurs, Minseo revient dans ses pensées.
« On n’est que des collègues proches… ou bien… »
Elle lui donne mille noms en silence, puis n’en prononce aucun.
Scène 6
Messages en décalage, mots effacés
On écrit… puis on efface le courage
Ce soir-là, ils ont ouvert la conversation presque en même temps.
« Et… nous, tu en penses quoi ? »
Une phrase semblable à celle de Jiwoo a peut-être aussi traversé l’écran de Minseo, puis disparu.
Aucun(e) ne voulait peser, alors il ne resta qu’un salut prudent.
Scène 7
Un petit courage, une phrase sincère
Cette fois, elle n’efface pas
Après des jours d’hésitation, Jiwoo ressort son téléphone sur le toit.
Cette fois, elle n’efface pas. Elle termine une phrase, doucement :
« Ces derniers temps… je me demande où on en est, nous. »
Ce n’est pas spectaculaire, mais c’est une autre forme de courage.
Scène 8
On peut avancer sans étiquette
Plus que “quoi”, le même cap
Un instant plus tard, Minseo répond.
« Moi aussi… j’y ai pensé, plutôt en bien. On prend le temps d’apprendre à se connaître ? »
Ils ne savent pas encore dire “on est ceci”, mais ils sentent qu’ils regardent dans la même direction.
Le nom viendra plus tard. Ce soir, marcher sur la même route suffit.
Et si, comme Jiwoo, tu essaies de tout définir seul(e) :
tu n’as pas besoin de trancher tout de suite.
Parfois, ce que tu peux faire aujourd’hui, c’est offrir une phrase sincère — même imparfaite.